Mes rencontres

Rencontres4

 

"Il n'y a pas de hasard dans les rencontres... Si nous sommes désespérés et, si nous n'avons plus rien à perdre, ou au contraire enthousiasmés par la vie, l'inconnu se manifeste et notre univers change. Les rencontres les plus importantes ont été préparées par les âmes bien avant que le corps ne se voient...". Paulo Coehlo

J'ai fréquenté les cours de sociologie du Collège Coopératif de Provence Alpes Méditerranée, j'ai rencontré des auteurs, j'ai assisté à des conférences, j'ai fait la connaissances d’associations locales, j'ai poussé la porte des librairies, j'ai recueilli les témoignages d'autres personnes handicapées...sans compter toutes les rencontres à venir, je vous ferai découvrir au fur et à mesure toutes ces personnes qui m'ont nourrie et inspirée.

  • Deuxième rencontre à Pélissanne

    Je remercie  Ergomobylis, entreprise d'aménagement de mobiliers intérieurs pour PMR à Pélissanne, pour son accueil samedi 26 novembre 2022. De nombreuses connaissances sont venues pour une dédicace et j'ai pu échanger avec d'autres personnes curieuses de découvrir mon parcours.

    Annonce pelissanneImg 1270Img 1271Img 1272Img 1273Img 1274

  • Retours des lecteurs.

    "

    Quel accueil et quel succès pour ces premiers lecteurs ! Je vous livre quelquesEcriture dedicace impressions, leurs ressentis… Mes écrits résonnent pour chacun d’entre eux !

    "Merci Sylvie de partager avec nous ton histoire. Tu es une femme que j'admire pour ton engagement et ton dynamisme, et ta bonne humeur. Je suis sûre que ce message inspirant viendra apaiser de nombreux coeurs."

    "Oh Sylvie, le mot ''larve ''me  parle vois-tu. Ton expérience  que  tu mets sur papier me fait un bien fou.  Tu as les mots, les souvenirs intacts de  cette expérience.  En plus d'être un roc, une guerrière,  tu es calme posée,  sans colère avec cette expérience. Ton écrit est très utile, ton enseignement te correspond tout à fait. Tu portes ça en toi.  Le partage positif.  Merci Sylvie d'être là, d'être toi, merci de ton amitié, de ton témoignage."

    "J’ai pu lire votre ouvrage durant ce week-end. Ses pages, celles de votre vie, sont fortes, bien écrites et structurées. Derrière la singularité de ce que vous avez vécu niche l’universel de notre condition humaine, où fragilité et force s’entremêlent. Merci de ce que vous apportez.

  • Première rencontre à la Fnac

    SeuleDirecteur fnacJean marc zuleziSophie mercier

     

     

     

     

     

    Sabine lauret

     

     

     

     

     

    Merci au directeur de la Fnac pour son accueil, au député Jean-Marc Zulezi, à l'adjointe aux personnes handicapées de la ville de Salon Sophie Mercier, à la blogueuse littéraire Sabine Lauret de ces moments de partage et merci à tous mes ami(e)s venu(e)s pour la dédicace de mon livre.

  • Salon de Provence

    La mairie de Salon de Provence, achevée le 19 avril 1655, comporte un balcon central orné de deux statues de calcaire blanc d'Orgon:

    - à gauche, la Prudence: dans le tarot égyptien, la Prudence est l'arcane majeur 12. Bien que détesté, le serpent n’est pas le fond du problème, bien au contraire. Son attitude prudente lui permet d’avoir toujours un coup d’avance et le voyant sait que cela doit vous inspirer. Ses sens toujours en alerte lui permettent d’être réactif, de ne jamais être dépassé par les circonstances.

    - à droite, la Tempérance: L’arcane Tempérance, dans le tarot de Marseille, représente un personnage ailé tenant deux cruches d’où l’eau circule dans les deux sens et symbolise l’art de la circulation des énergies. Circulation concrète avec les voyages et les moyens de transports. Et circulation plus symbolique avec l’ensemble des relations sociales et amicales. Tempérance représente le diplomate, l’intermédiaire, le médiateur. C’est celui qui met les gens en relation et trouve les solutions qui vont convenir à chacun. Tempérance est un bon ange gardien, il protège et guérit. Il est bienveillant et instaure un climat agréable dans les relations. C’est un facteur d’apaisement. Tempérance amène une continuité dans les choses, à l’opposé des ruptures.

    J'habite Salon de Provence depuis janvier 2019 et je m'y sens bien: tout naturellement, j'ai choisi les points de vente pour mon livre: deux librairies indépendantes, La portée des mots et Le grenier d'abondance et une chaîne très connue, la Fnac, où je dédicacerai mon livre.Img 1150

     

  • Première dédicace

    Je serai présente samedi 5 novembre 2022 de 14h à 18h à la Fnac de Salon.

    Ce sera l'occasion d'échanger avec les lecteurs et de dédicacer mon livre.

    Fnac1Fnac2

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Le photographe, Patrick URVOY.

    Il n'y a pas de hasard dans les rencontres: je cherchais un photographe pour réaliser quelques portraits pour promouvoir la sortie de mon livre.

    Patrick URVOY m'a semblé me correspondre (nous sommes nés le même jour) et sa sensibilité m'a touché (voir texte joint). Voici une sélection des meilleures prises.

    Patrick urvoy 2

    Corporate planche sylvie

  • Une femme comme les autres.

    Dans les interactions sociales, l'image que l'on renvoie à l'autre permet à chacun d'appréhender ces relations humaines.

    Lorsque une femme, porteuse d'un handicap visible comme le fauteuil roulant, croise les regards, elle se trouve confronter à un paradoxe: regarde t-on la femme que je suis ou le handicap qui altère mon image?

    C'est un long débat sociologique qui réveille nos consciences d'êtres humains différents, pas toujours tolérants.

    J'y joins une citation d'un photographe salonais qui avait réalisé un reportage avec la ville de Salon.

    Femmes salonaises presidentesPatrick urvoySylvie

  • Une maman comme les autres !

    Si dans mon parcours  certains liens affectifs demeurent indéfectibles, ce seraient ceux d’une maman pour ses filles. Retrouver ma place et reconstruire notre relation, altérée par plusieurs mois de séparation, a demandé de part et d’autre de s’habituer à de nouveaux repères. La clé de réussite se trouve dans l’acceptation mutuelle d’une situation particulière, dans le partage des sentiments et d’activités nombreuses. Que de souvenirs !

    Fresque photos

  • Septembre 2022, l'échéance approche !

    Cette gestation aura duré 3 ans et 8 mois : 17 mois d’écriture, 3 mois d’attente suite à l’envoi chez différents éditeurs, 3 mois de suivi avec Alain Blanc, directeur de la publication aux Presses Universitaires de Grenoble, 16 mois de patience avec l’éditeur car il ne publie que quatre livres par an et 2021 était pourvu, 6 mois de travail de mise en forme, de relecture et de communication.

    Je mesure à présent, à un mois de sa parution, le chemin parcouru seule tout d’abord face à mes souvenirs. J’ai planifié, organisé mon récit puis j’ai lu des auteurs qui me serviraient de support. Des refus de maisons d’éditions, j’en ai eu, presque vingt. Mais, lorsque l’on frappe à la bonne porte et que monsieur Alain Blanc, docteur en sociologie, vous veut dans sa collection : ça ne se refuse pas !

    L’engrenage était engagé et je n’étais plus seule. Guidée et choyée par ce collectif bienveillant, j’ai fait confiance à mon éditeur et à son équipe pour mener à bout cette aventure. Octobre se présente sous de bons augures, vous n’aurez plus qu’à guetter  vos mails.

    Philippe Gabillet, dans sons livre l’éloge de l’inattendu (éditions Saint-Simon, 2021) explique comment appréhender l’avenir en anticipant, en structurant son action et en mobilisant son énergie tout en laissant place à l’inattendu, cette part d’inconnu et de surprises qu’il faut accepter.

    Image 1

  • Août 2022

    Le mois d’août est passé très vite.

    La limitation des sorties à cause des fortes chaleurs m’a permis de me concentrer sur les démarches déjà bien engagées avec les PUG : une ultime relecture a été effectuée avec des petites corrections, j’ai terminé la liste des mails de toutes les personnes susceptibles d’être intéressées par mon livre. Je suis un peu déçue car il n’y aura aucune photo : cette maison d’éditions ne le conçoit pas ainsi.

    J’attends avec impatience le BAT ou le bon à tirer qui validera le contenu de mon livre avant de partir à l’impression. J’ai l’intention de réaliser un clip vidéo très court avec mes filles en septembre pour promouvoir la sortie du livre et d’enregistrer une version audio du livre avec la Bibliothèque sonore de Salon.

    Je vous avais promis de vous dévoiler le nouveau titre et son sous titre plus accessible à tout lecteur: il ne s’agit plus de « 20 ans après égographie d’une femme tétraplégique » trop complexe mais de

    ASSISE, MAIS TOUJOURS DEBOUT

    Le combat d’une femme tétraplégique

    Avant l’échéance finale mi-octobre, il reste donc beaucoup de travail mais c’est tellement motivant et stimulant. Je garde un peu d’énergie pour la reprise des cours en septembre au Collège Coopératif (deuxième année du Diplôme d’État en Ingénierie Sociale).

    À bientôt, bon mois de septembre.

    Echeance newsletter 44

  • Une émission radio sur le handicap.

    J'ai participé, il y a déjà quatre ans, à la projection du film Patients à Velaux (13) organisée par le groupe travail et handicap du CCAS.

    En tant que bénévole à la radio participative locale Mistral Social Club, je me suis rendue sur place  et j'ai réalisé une émission sur le handicap.

    La première partie rappelle les thématiques abordées dans mon livre avec deux témoignages, la deuxième partie est consacrée au film avec les interviews des organisateurs et la réaction des participants.

    Dans ce film, Grand Corps Malade retrace son parcours de rééducation tout comme j'ai écrit le mien. On y retrouve beaucoup de similitudes: des galères, du travail, de la motivation, de l'espoir avec, au bout du compte, des relations humaines sincères qui se créent au fil du temps.

  • Juillet 2022

    L’été est souvent synonyme de vacances, pour ma part, il sera propice au repos forcé.

    Après un épisode COVID et des visites régulières au service urologie de Nîmes pour des examens (calculs rénaux), j’ai adopté un rythme de croisière plutôt tranquille : une sortie matinale (eh oui, canicule oblige), un petit coucou à la cour des créateurs, des rencontres d’amis ou d’inconnus puis, retour à mon appartement climatisé pour gérer l’avancée de mon livre.

    Je travaille avec la directrice de communication des Presses Universitaires de Grenoble sur la constitution d’un mailing de façon à informer mes futurs lecteurs, les personnalités du monde politique ou social, les médias, de la parution de mon livre.

    Nous avons aussi modifié le titre du livre,  la couverture du livre a été créée : c’est très beau mais là, je vous réserve la surprise en temps voulu.  Je ne peux actuellement  vous les dévoiler car, ce sont les PUG qui se chargeront en octobre 2022 de vous avertir par mail de la parution officielle de mon livre.

    Bon été à tous ! Prenez soin de vous. 

    280056139 551933366288106 7499773704120559506 nLogo pug 1

  • Jean-Paul DIDIERLAURENT

    En 2015 sort le recueil de nouvelles Macadam, aux éditions Au diable vauvert, qui rassemble des nouvelles, pour la plupart primées.

    Il raconte des histoires de personnages et les rencontres insolites avec beaucoup d’humanité et d’humour. Il garde l’effet de surprise à la fin .

                                                                                                                                    

    Celle de « Macadam » concerne le handicap mais, je ne vous en dis pas plus !Macadam

  • Club des gourmands de lecture

    J’ai fait la connaissance de Sabine LAURET dans son club de lecture animé une fois par mois à la médiathèque de Salon : chacune des participantes présente un livre et son résumé.

    Vous pouvez la retrouver aussi sur son site « ma bibliothèque bleue ».

    https://mabibliothequebleue.com/

    Club des gourmands de lecture

  • Café philo

    Café philo animé par Bertrand KACZMAREK, docteur en philosophie

    Après lecture de mon texte « ce que nous sommes », tous les présents ont applaudi et Bertrand a rebondi avec des questionnements :

    Qu’est-ce que la normalité ?

    Peut-on considérer que tout être humain appartient à un groupe de façon communautaire ou la société est-elle constituée d’êtres singuliers tous différents  devant vivre ensemble ?

    Cafe philo ville de salon de provence

  • Café philo

    • Le 14/06/2022

    #Rencontre2

    Café philo 07/06/2022 animé par Bertrand KACZMAREK, docteur en philosophie

    Après lecture de mon texte « ce que nous sommes », tous les présents ont applaudi et Bertrand a rebondi avec des questionnements :

    Qu’est-ce que la normalité ?

    Peut-on considérer que tout être humain appartient à un groupe de façon communautaire ou la société est-elle constituée d’êtres singuliers tous différents  devant vivre ensemble ?Cafe philo ville de salon de provence

  • Provence Sud Passion

    Avec l’association Provence Sud Passion, j’expose mes poésies tout l’été jusqu’au 3 septembre à la cour des créateurs à Salon.
    Notamment, j’y ai accroché le texte « ce que nous sommes » qui sera l’épilogue de mon livre.
    Merci à Claude Durrieu, sa présidente, de m’accueillir dans ce cadre magnifique au milieu d’autres artistes.

    Affiche expoImg 985Img 989A2 ce que nous sommes page 0001

  • Les pousseurs

    Merci Eléonore DESPAX pour ces illustrations que vous pouvez retrouver sur son site

    https://www.eleonoredespax.com/lesbellesendormies

    Voici un bel exemple de situations que j'ai pu rencontrer aussi.

    Les pousseurs

  • Chais'Art #4

    Hétéronomie / Autonomie

    L’hétéronomie, c’est suivre, comme au Moyen Age, les lois du roi.

    L’autonomie, c’est suivre ses lois, pouvoir poser ses propres choix, fixer ses priorités… et être responsable de soi ! L’autonomie, c’est dans la tête !

    On mélange souvent autonomie et indépendance ; or, on peut être autonome dans la dépendance et vice versa…

    www.chaisart.eu

    AutonomieCopyright chaisart

  • Chais'Art #3

    Jean-Michel Folon

    "Il marchait dans sa tête et sa tête volait dans les étoiles."

    www.chaisart.eu

    Copyright chaisartFolon

  • Chais'Art #2

    Client/ Patient

    Le fameux débat !

    Client : le client est roi ! Le client a des droits ! La satisfaction du client, le client a toujours raison ! Pas de clients, pas de marché ! Mais… la santé n’est pas une marchandise ! L’argent n’a rien à faire dans une relation d’aide ! Mais… il faut bien payer les salaires, le client est donc le seul vrai patron…

    Patient : le patient porte bien son nom : il n’a que le droit de patienter après le bon vouloir du personnel soignant/aidant.

    Le patient doit faire preuve de patience pour son bien, il faut donner le temps au temps pour se soigner… Mais le patient est au cœur du corps médical ! Mais… être patient, c’est être pote avec la grande aiguille de l’horloge… « Patience, médecine du pauvre. » proverbe provençal

    Mais « Patience est la médecine de la vie. » proverbe allemand. Patientèle… Clientèle… le débat est ouvert.

    www.chaisart.eu

     Copyright chaisartClient patient

  • Chais'Art #1

    Le mois d'octobre sera consacré à Chais'Art (conjonction de l'Art et de la Chaise roulante) à voir sur leur site (www.chaisart.eu)

    Deux artistes ont uni leurs talents pour aborder les situations de handicap de manière détournée en utilisant des oeuvres connues. Être dans l'absurde tout en soulignant avec justesse la réalité du quotidien, les clichés, les tabous, ...

    Merci à Cléon Angelo et Bénédicte Gastout pour ces ouvrages.

    Merci à Autonomia pour leurs actions.

    Aujourd'hui, je vous propose une oeuvre de Léonard de Vinci dont la légende dit:

    "Regarder le sourire pas le handicap."Copyright chaisart

    Joconde

  • L'autodétermination.

    « Un comportement autodéterminé se rapporte aux actions volontaires qui permettent à quelqu’un d’agir en tant qu’agent causal principal dans sa vie ou de maintenir sa qualité de vie. L’agent causal sous-entend que c’est la personne qui fait ou qui cause les événements survenant dans sa vie. L’agent causal sous-entend plus que la simple cause de l’action ; il laisse entendre que la personne agit avec l’intention de causer un effet pour atteindre un objectif spécifique afin de provoquer ou de créer un changement. »

    Autonomie4Autonomie5

  • Les réseaux sociaux.

    Être seule dans l’écriture est une chose, pouvoir la partager en est une autre. Pour me faire connaitre et tenir le futur lecteur en haleine, je me suis tournée vers les réseaux sociaux en créant en mars 2019 un blog où sont parus régulièrement des extraits de mon livre dans trois rubriques : mes écritures, mes lectures et mes rencontres.

    Cela ne suffisait pas à combler mon envie d’élargir mes sources d’information : créer un compte Facebook « 20 ans après », m'inscrire à Linkedin et ouvrir un compte Instagram et Twitter, voilà la base assurée pour surfer comme tout internaute qui se respecte.

    Deux ans après, je n’ai pas explosé les chiffres du web, loin de là mais, les publications régulières et la newsletter mensuelle ont contribué à augmenter mes abonnés et la courbe de fréquentation. Je remercie les fidèles, les curieux, les occasionnels qui consultent ces supports internet et j’invite ceux qui ne me connaissent pas à venir nous rejoindre et à partager cette information.

    Logo moins

    Statistiques

  • Monsieur Alain Blanc.

    Une rencontre voulue ou fortuite est toujours porteuse d'un signe, d'une opportunité qu'il faut saisir et choyer. Celle avec le sociologue Monsieur Alain Blanc a été l'ouverture vers un éditeur: il est en effet directeur de la collection "handicap, vieillissement et société" aux Presses Universitaires de Grenoble (PUG). A ce jour, j'attends patiemment le retour des PUG pour parution de mon manuscrit.

    Logo pugAlain blanc

  • 6 octobre 2020

    Je viens de recevoir un beau cadeau d’anniversaire.

    C’est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle.

    Suite à l’envoi de mon manuscrit « 20 ans après » aux Presses Universitaires de Grenoble, le directeur éditorial de la collection « handicap, vieillissement, société », le sociologue Alain Blanc, est favorable à sa publication.

    Il m’a préconisé un certain nombre de corrections à apporter au manuscrit, principalement sur la forme comme les références bibliographiques, la répartition des paragraphes… normes obligatoires de l’éditeur.

    Seulement, les délais avant sa publication sont longs car l’année 2021 est déjà pourvue : si ma démarche aboutit, mon livre sera édité en 2022. Alors, il faudra attendre un peu.

    Les mots encourageants d’Alain Blanc ont validé la qualité de mon travail et je suis très fière d’avoir cette reconnaissance et cette légitimité qui donne de la valeur à mes propos et à mon témoignage.

    La publication de mon manuscrit tant attendue viendra non seulement récompenser le travail fourni pendant plusieurs mois et marquer un moment fort de mon parcours de vie mais elle donnera aussi de la pérennité à mon livre qui trouvera sa place sur les étagères des bibliothèques pour des années.

    L’aventure continue, les publications sur mon blog vont continuer épisodiquement, merci d’être patient !

    Raisons ecrire livre ooay9xsbgnagufeba5n3shshbggnttb0shg1f88c4w

  • Ce que nous sommes.

    Lorsque tu me croises dans la rue
    C'est sur, je ne passe pas inaperçue.
    Aux premiers abords,
    Je suis différente et alors ?

    Que tu sois gros, petit, trisomique,
    Aveugle, amputé ou tétraplégique,
    Ton image fait peur ou fait pitié
    Et tu déranges l'ordre de la société.

    Lorsqu'on parle d'inclusion,
    Je me dis que le normal n'a pas toujours raison,
    Que chacun dans ce monde est différent
    Mais que le monde n'est pas toujours tolérant.

    Je n'ai pas choisi cette vie
    Mais c'est la vie qui me sourit
    Même lorsqu'elle rime avec galère
    Je garde toujours les pieds sur terre.

    J'ai appris à vivre avec mes déficiences
    Et, à force de volonté et de persévérance,
    A affronter les difficultés
    Sans jamais perdre ma dignité.

    J'essaye de m’débrouiller seule dans la vie
    Même si elle ne rime pas toujours avec autonomie,
    Mais, quand on me propose de l'aide, je l'accepte
    Car, la solidarité, à ce moment-là, ça s’ respecte.

    La vie est ma résilience
    Car je n'ai jamais perdu confiance
    Même si on n'échappe pas toujours aux clichés
    Quand on parle d'une personne handicapée.

    Il faut du temps pour changer les mentalités
    Un regard, une parole peuvent tout bouleverser.
    Rappelle toi que personne n'est parfait
    Cà, je suis sûre que tu le savais.

    En tout cas, on a tous un point commun
    Ce sera valable aujourd'hui comme pour demain
    C'est que nous sommes tous différents
    Sur deux pieds ou en fauteuil roulant.

    Demain, lorsque tu me croiseras dans la rue
    On aura l'impression de s'être déjà vu
    Et maintenant qu'on s’ connaît un peu mieux
    On fera, si tu l’ veux, un bout de chemin à deux
    .

    Logo handicap

  • Vivre dans une société inclusive ?

     

    ARTHUR SCHOPENHAUER a dit :

    “Par une froide journée d’hiver, un troupeau de porcs-épics s’était mis en groupe serré pour se garantir mutuellement contre la gelée par leur propre chaleur. Mais tout aussitôt ils ressentirent les atteintes de leurs piquants, ce qui les fit s’éloigner les uns des autres. Quand le besoin de se chauffer les eut rapprochés de nouveau, le même inconvénient se renouvela, de façon qu’ils étaient ballottés de çà et de là entre les deux souffrances, jusqu’à ce qu’ils eussent fini par trouver une distance moyenne qui leur rendit la situation supportable.

    Ainsi, le besoin de société, né du vide et de la monotonie de leur propre intérieur, pousse les hommes les uns vers les autres ; mais leurs nombreuses qualités repoussantes et leurs insupportables défauts les dispersent de nouveau. La distance moyenne qu’ils finissent par découvrir et à laquelle la vie en commun devient possible, c’est la politesse et les belles manières.”

    Avec la loi de 2005, on pensait que le regard sur le handicap aurait changé, que chaque personne handicapée serait reconnue comme une personne à part entière, un citoyen comme les autres.

    Si les textes ont permis cette prise de conscience du retard de la société pour la prise en compte, et non pas la prise en charge, de cette catégorie de population, en réalité, sur le terrain, les changements de mentalité et de paradigme s’avéraient être longs à mettre en place.

    On parle actuellement beaucoup d’inclusion. Son objectif est d’affirmer que, comme le défend à juste titre Charles Gardou, « l’exclusivité de la norme c’est personne ; la diversité c’est tout le monde » et que chacun a sa place dans la société.

    Cette considération n’aura d’effet sur les mentalités qu’avec le temps, la patience, et beaucoup de dialogue. J’ai pu expérimenter cette approche à travers des rencontres avec des classes d’enfants, des lycéens, des entreprises ou des commerçants.

    Sensibiliser les personnes valides, se mobiliser pour trouver un terrain d’entente permettrait de lutter contre les préjugés, l’injustice ou la discrimination et de changer le regard de la société.

    Est-on pour autant dans une société adaptée aux acteurs des mondes du handicap où chacun trouve sa place?

    Image1 1

  • Militer en politique.

    Cette dernière étape, la plus récente, concerne mon implication dans la politique locale lors des élections municipales 2020.

    Forte de mon expérience de terrain et de ma « notoriété » locale, j’ai été appelée en septembre 2019 à rejoindre un groupe d’opposition appelé « Osons Salon » avec lequel j’ai défendu, pendant cette campagne, les intérêts des personnes handicapées, la politique d’accessibilité de la ville en proposant des solutions innovantes. En effet, comme le montre Stéphanie Veermersch[1] dans son article, tout engagement militant suppose une éthique basée sur le pouvoir d’agir sur l’action publique.

    Cette reconnaissance soudaine de mes capacités à changer le monde me propulsa aux devants de la scène, m’exposant à mes contradicteurs et aux joutes électorales.

     

     

     

     

    [1] Stéphanie VERMEERSCH, op.cit., p 9.

    X2017 02 16 200237 elections 2017 bessan jpg pagespeed ic 71evqowcty 1170x480 c default

  • Agir au service des autres.

    Mon expérience de bénévole au sein de l’association La Vaillante m’ouvrit d’autres portes. J’étais toujours disposée à donner de mon temps, à apporter mes compétences.

    Pour toutes ces raisons, j’ai fini par adhérer, dix ans après ma sortie du centre, en tant que bénévole à différentes associations que ce soit dans le domaine sportif ou dans celles liées au handicap pour lutter contre la discrimination, pour favoriser l’inclusion des personnes handicapées dans la société et pour promouvoir leur participation sociale.

    Mon engagement avec l'Office Municipal des Sports, avec Parcours Handicap 13, mon investissement au sein de la commission communale d'accessibilité de Salon de Provence ont contribué à élargir mon réseau et à confirmer mon statut de citoyen à part entière.

     

    Big 151980030ec

  • Reprendre mes études.

    Titulaire depuis 1986 d’un diplôme de Conseillère en Economie Sociale et Familiale (ESF) (bac + 3), j’avais acquis l’expérience d’un travailleur social pendant trois ans, de 1986 à 1989, dans différentes structures d’accueil comme des foyers de personnes handicapées, un foyer de femmes seules ou une association caritative puis, de 1989 à 1997, j’ai enseigné l’ESF à mi-temps en lycées professionnels et techniques.

    L’accident, survenu en 1997, avait brisé ma carrière professionnelle. A défaut de reprendre le travail, je m’étais tournée vers le bénévolat à La Vaillante et dans les autres associations citées précédemment.

    En perpétuelle recherche d’innovation et avide d’apprendre (j’ai toujours aimé l’école), j’avais envie d’approfondir ma réflexion sur le handicap, mes compétences en travail social pour y trouver un développement personnel. 

    En 2013, l’idée de reprendre mes études orienta mes recherches sur internet vers une formation à caractère social niveau master 1. Comme le destin est parfois lié au hasard des rencontres, j’ai trouvé un Diplôme de Hautes Etudes Pratiques Sociales (DHEPS) mention Responsable d’Etude et de Projet Social (REPS) dispensé par le Collège Coopératif Provence Alpes Méditerranée (CCPAM) à Aix, à 30 minutes de mon domicile, en concomitance avec l’université de Strasbourg et en formation continue sur deux ans.

    L’objectif du diplôme était d’acquérir des compétences nécessaires à l’exercice des fonctions de conception et de gestion de projets à développement social. Je pouvais ainsi prétendre être une future responsable de projets ou une chargée de mission et être capable d’analyser les enjeux sociaux, de diagnostiquer, développer, manager et évaluer les ingénieries des projets de développement.

    Son programme comportait des modules d’outils conceptuels d’analyse, mêlant des cours de sociologie, d’économie politique, d’anthropologie, des modules de projet comme de la politique sociale, des outils de communication et un module de recherche pour produire un mémoire.

    J’ai demandé à la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) la Reconnaissance de Travailleur Handicapé (RTH) puis j’ai contacté Cap Emploi, l’équivalent de Pôle Emploi pour les personnes handicapées, pour obtenir le financement de ces études supérieures.

    11046777 919845571371931 7100637988063850407 n

     

     

  • Revendiquer mes droits.

    Cela ne m’empêchait pas pour autant d’être dans l’affirmation de mes droits, de contester une réalité parfois hostile ou de faire exploser une colère légitime.

    Une place de stationnement réservée aux personnes titulaires d’un macaron GIG GIC[1] occupée par une personne valide, un trottoir encombré par une voiture dont le conducteur affirmait qu’il n’avait que pour une minute serait les deux exemples les plus fréquemment rencontrés.

    Accepter telle situation paraîtrait impossible mais, devant la répétition des faits, j’étais, non pas tolérante face à ces incivilités, mais plutôt favorable à l’explication, la sensibilisation et l’éducation. Modifier les comportements des autres s’avérait être un combat de tous les jours. Je ne pouvais changer le monde dans lequel je vivais sans prendre du recul et garder une pointe d’ironie. L’impact de mon regard sur celui qui, par inadvertance ou négligence, était en infraction, suffisait à pointer du doigt la bêtise humaine et remettre en cause son manque de civisme. Le refera t-il à une prochaine occasion ?

     

     

    [1]GIG GIC : Grand Invalide de Guerre, Grand Invalide Civil.

    Si tu prends ma place prends mon handicapTrotoirweb

  • Un esprit de liberté.

    Je n’avais pas pour objectif de me lancer dans des exploits sportifs hors du commun ou de grandes expéditions. Mais, à plusieurs reprises, j’ai pu pratiquer quelques activités originales qui m’ont permis de me dépasser, de montrer que le handicap aussi important soit-il n’empêche pas la mobilité, les sensations fortes et le plaisir de surmonter sa peur.

    Un tétraplégique est considéré comme un être sans mouvement, c’est un paradoxe de voir jusqu’à quel point il est capable de bouger !

     

    2009 ski 22010 3 12015 parapente 22015 parapente 1

  • Mon engagement social.

    Reconstruire une vie sociale après l’accident relevait d’un processus de résilience : cette rencontre fondatrice avec le club de La Vaillante a été un levier, un « tuteur de résilience ». Elle m’a permis de changer le regard des autres : je n’étais plus inactive et dépendante de la société, je m’investissais bénévolement dans une association et j’apportais quelque chose. J’ai pu m’épanouir personnellement, tisser des liens sociaux,  valoriser mon estime de soi et finalement, m’engager sans les contraintes d’un travail salarié.

    Ces dix-neuf années passées à La Vaillante ont été un tremplin social, m’ouvrant d’autres opportunités. Bien que je n’étais que bénévole, comme l’explique Stéphane VERMEERSCH, « j’y puisais un statut quasi professionnel, un prestige, au moins local, non négligeable et un nombre de relations amicales. Mon identité s’est totalement réorganisée autour de mon identité associative[1]. » Pour ces raisons, j’étais prête à m’investir dans d’autres instances complémentaires liées au handicap ou au sport.

     

     

    [1] Stéphanie VERMEERSCH, Entre individualisation et participation : l’engagement associatif bénévole, Revue française de sociologie 2004 p 20.

    2001 vaillante

  • Mon projet de vie.

    Un parcours de vie n’est jamais tracé d’avance : le projet de vie, pour chacun d’entre nous, évolue, se crée au fil du temps en fonction du contexte familial, social, environnemental.

    Les conditions de vie au quotidien pour une personne handicapée sont importantes : un confort matériel pour une vie à domicile, accessible et pratique et un environnement agréable (extérieur accessible, voisinage, …) sont indispensables pour bien vivre.

    Il reflète les aspirations et les désirs, au sens d'idéal de vie, et doit exprimer ce que l'on souhaite pour ouvrir le champ des possibles.

     

    2019 ville

     

  • Le sport, comme tremplin.

    Début janvier 1999, je m’étais mise en quête d’un club handisport près de Pélissanne où l’on pratiquait le tennis de table. J’avais vraiment apprécié cette activité en centre de rééducation et ma motivation maintenant était de retrouver le plaisir du geste mais aussi de rejoindre un groupe et partager avec d’autres personnes la même passion.

    Et, comme toute vie est régie par des hasards qu’il faut savoir saisir lorsqu’ils se présentent,  je joignis par téléphone le responsable de la section tennis de table à l’association La Vaillante à Salon de Provence qui m’invita un samedi matin de janvier 1999 à participer à un entraînement.

     

    1999 janvier vaillante modifiee

  • Etre reconnue comme victime.

    Il a fallu une période de presque trois ans, de 1998 à 2001, afin que la justice rende ses jugements concernant les préjudices subis lors de l’accident.

    Les différents jugements rendus n’avaient qu’un seul objectif : évaluer précisément le montant de l’indemnisation financière.

    Selon Catherine Audard, philosophe qui s’est intéressée aux personnes handicapées et à la justice : « Indemniser une personne handicapée  ne changera rien à sa situation. Ce dont il a besoin, c’est de pouvoir convertir les biens et les ressources en possibilité d’agir et de réduire son handicap  comme par exemple, améliorer l’accessibilité, acheter un fauteuil roulant onéreux ou employer du personnel[1]. »

     

     

     

    [1] Catherine AUDARD, op.cit., p 58.

    Quatorze prevenus libres apres une erreur de la justice

  • Confronter ma différence.

    Les interactions avec les autres se jouaient lors des sorties.

    Combien de fois ai-je sollicité un passant dans la rue pour m’aider à ramasser un objet tombé trop loin, décoincer mon fauteuil de la voiture ou me donner ce petit élan nécessaire pour franchir une pente?

    A l’inverse, combien de fois m’a-t-on proposé de l’aide sans que je l’aie demandée ?

    L'image que l'on refète révèle ainsi plusieurs réactions: empathie, fuite, stigmatisation, pitié, ...

    Faire comme tout le monde, peut réduire au maximum l’impact du handicap sur mon image … On nous appelle parfois « les héros de l’adaptation » mais, comme  le soulignent à juste titre les sociologues Isabelle VILLE, Emmanuelle FILLION et Jean-François RAVAUD, « Faire comme les autres, à savoir participer à la vie sociale quand on a des limitations fonctionnelles suppose de déployer des actions spécifiques que ne font justement pas les autres[1]. »

     

     

    [1] Isabelle VILLE, Emmanuelle FILLION, Jean-François RAVAUD, op.cit., p 112.

    Illustration margerin

  • L’adaptation de mon cadre de vie.

    • Le 06/07/2020

    Un parcours de vie n’est jamais tracé d’avance : le projet de vie, pour chacun d’entre nous, évolue, se crée au fil du temps en fonction du contexte familial, social, environnemental.

    Les conditions de vie au quotidien pour une personne handicapée sont importantes : un confort matériel pour une vie à domicile, accessible et pratique et un environnement agréable (extérieur accessible, voisinage, …) sont indispensables pour bien vivre.

    En vingt ans, j’ai changé quatre fois de domicile. En 1998, j’étais locataire de ma première maison. J’avais adapté l’entrée avec des plans inclinés en bois, il y avait une salle de bains exigüe avec une baignoire qui nécessitait un transfert supplémentaire, seulement trois chambres (nous étions quatre et il me fallait déplier un canapé dans le salon pour l’aidante familiale la nuit), un extérieur non carrossable. Lorsque mon propriétaire me proposa en 2001 de l’acheter, j’acceptais et me lançais dans la modification intérieure : transformer la baignoire en douche à l’italienne. Un gros chantier extérieur m’attendait avec de la maçonnerie, des plans inclinés en béton pour sortir de mon domicile, un cheminement bétonné pour mener au portillon, la motorisation du portail et du portillon avec un visiophone pour ouvrir de l’intérieur et la construction d’une piscine pour améliorer mon cadre de vie et faire plaisir à mes filles. L’accueil en 2001 de ma première jeune fille au pair m’obligea à aménager mon garage en chambre avec salle d’eau : il lui fallait son indépendance.

    Au fur et à mesure que les filles grandissaient, la maison devenait de plus en plus étroite. J’envisageais alors de faire construire une maison totalement adaptée, sur mesure.

    L’aventure commença en mars 2003 avec le choix d’un terrain, la création des plans, les négociations avec le constructeur : je dirigeais les opérations en créant les aménagements dont je rêvais.

    J’ai déménagé en janvier 2004. Mais, voilà, la maison prévue pour y accueillir mes trois filles et la jeune fille au pair, se vida très vite : en septembre 2004, on arrêta la garde alternée et la présence de la jeune fille au pair.

    La maison, que j’occupais la plupart du temps seule, était devenue trop grande mais j’appréciais malgré tout l’espace intérieur et mon environnement. J’y suis restée huit ans.

    J’avais envie d’avoir un « chez moi » plus petit avec un terrain moins grand demandant moins d’entretien pour mes parents.

    Il se trouvait qu’à quelques pâtés de maisons, dans la même rue, se vendait un terrain plus petit. C’était le même constructeur que la première maison. Cela me convenait parfaitement et j’entamais les démarches de vente de ma maison et de construction de la nouvelle. Encore un gros chantier à venir qu’il faudra surveiller, superviser ! Mais, j’avais maintenant de l’expérience et j’étais vigilante aux moindres détails. J’emménageais en janvier 2013.

    Les nouveaux aménagements me donnaient encore plus d’autonomie, notamment ceux de la cuisine avec des éléments adaptés à une personne en fauteuil roulant.

    J’avais prévu également d’y faire quatre chambres pour y accueillir mes filles : mais, je n’avais pas anticipé cette période où les enfants, une fois installés dans leur propre vie professionnelle et matérielle, ne viendraient qu’occasionnellement en week-ends. 

    Puis, l’âge avançant (j’avais 54 ans), je peinais à quitter mon domicile et prendre la voiture pour me rendre en courses ou à un rendez-vous. Je me rendais souvent à Salon pour mon association, pour y retrouver mes ami(e)s. L’éloignement à la campagne m’obligeait à user de mon véhicule à chaque sortie et à circuler avec de plus en plus de difficultés dans les rues. Mon corps était fatigué.

    Après vingt ans de vie pélissannaise, j’avais envie de me rapprocher de Salon, de jouir d’une vie sociale et culturelle sans contraintes et de réduire la superficie de mon habitation.

    En août 2018, je me mis en quête d’un appartement plain pied avec deux chambres au centre ville de Salon : dès ma première visite d’une résidence, j’ai eu un coup de cœur ! J’avais trouvé au cœur de Salon un appartement avec deux belles terrasses, très appréciées de mon chat, qui nécessitait pourtant des aménagements d’accessibilité.

    Ne reculant devant aucune difficulté, je signais pour ma quatrième acquisition.

    Les travaux assez importants (descendre les seuils de portes-fenêtres, réaménager ma cuisine actuelle dans ce nouvel espace, agrandir la douche à l’italienne et refaire la salle de bain, carreler la terrasse et motoriser la porte d’entrée des communs) furent financés par l’Agence Nationale d’Amélioration de l’Habitat (ANAH) et depuis le 18 janvier 2019, j’habite dans ce petit cocon très bien aménagé.

    2019 ville

  • Une adaptation de tous les instants.

    Découvrir mes limites était une étape importante : faire le deuil de ce qu’on ne peut plus faire ou, au contraire, exploiter les pistes de ce qu’on peut encore faire ?

    Réaliser seule, en toute autonomie, certains actes de la vie quotidienne, relevait de défis, aussi minimes soient-ils. Ces petites performances pouvaient débloquer une situation et s’avérer être un énorme progrès jusqu’à faire oublier les incapacités.

    Anne-Lyse l’analyse en expliquant que « l’individu tétraplégique a su créer un cadre propice à son activité avec les moyens dont il disposait, en écartant les paramètres qu’il ne contrôlait pas, et en utilisant à son avantage ceux qu’il maîtrisait suite à son apprentissage. L’individu a mis en œuvre toute une économie de moyens qui lui permet de réaliser le but souhaité[2]. »

    « Comment doit-il s’y prendre pour rendre possible des actions de manière détournée, dans la mesure où les moyens ordinairement utilisés dans la situation actuelle lui font défaut ?[3] »

     

     

     

    [1] Anne-Lyse CHABERT, op.cit., p 140.

    [2] Anne-Lyse CHABERT, op.cit., p 51.

    [3] Anne-Lyse CHABERT, op.cit., p 22.

    Adaptation pommes

  • Partage et complicité.

    Deux souvenirs restent encore très prégnants : notre séjour en Pologne en 2005 et notre séjour au ski à Samoëns (74) où j’ai pu m’initier au ski avec elles. Les moments partagés aussi éphémères soient-ils, étaient agréables entre vides-greniers, sorties au festival d’Avignon, restaurants, anniversaires, … et nos relations adultes à présent moins fréquentes n’ont pas altéré les liens maternels.

     

    2009 ski 1

  • Anna.

    Anna, la première jeune fille au pair polonaise, a marqué mon parcours ainsi que celui de mes filles. Sa disponibilité, sa gentillesse, sa discrétion contribuait à créer des relations cordiales : elle faisait partie de la famille, comme une grande sœur, elle participait à toutes les fêtes de famille.

    2001 anna 1

  • Christine B.

    Je me souvins de Christine B, une aidante, avec qui le courant est tout de suite bien passé : la rencontre m’était plutôt bénéfique et l’interaction qui nous liait faisait de notre relation, au départ professionnelle, une amitié respectueuse mais sincère. Elle favorisait mon bien-être physique et moral tout en respectant mon espace de liberté, mes choix.

     

    1999 juillet paris 1 1

  • Etre « maître chez soi ».

    Lorsqu’on évoque le domicile, on pense en premier au lieu privé là où « L’individu étend son empire, sans avoir à batailler avec les influences externes, ni à férailler avec les contingences et les contraintes du dehors[1]. » C’est un lieu de refuge, de repos où s’exerce la puissance du « maître » de maison.

    De l'intervention des tierces personnes à la présence de jeunes filles au pair, l'organisation du quotidien doit être acceptée et choisie librement en adéquation avec le contexte familial, l'évolution de l'autonomie et les envies de la personne en situation de handicap.

     

     

     

    [1] Eve GARDIEN, L’intimité partagée par nécessité : entre respect et liberté Connaissances de la diversité ERES 2014., p 49.

    [2] Adeline BEYRIE, Vivre avec le handicap, Editions Presse Universitaire de Rennes 2015., p 273.

    Jeune fille au pair

     

  • 4 juin 2020, « 20 ans après » est né !

    Mon livre est terminé ! Après quinze mois de gestation, un travail intensif presque quotidien, je suis arrivée au terme de mon objectif et je peux, aujourd’hui, revenir sur les différentes étapes franchies une à une.

    L’idée a germé en août 2018 ! Entre la vente de ma maison de Pélissanne, l’achat de l’appartement à Salon et le suivi des travaux, la préparation des cartons puis le déménagement le 18 janvier 2019, je réfléchissais déjà à écrire mon parcours. Ce projet m’occupait jour et nuit.

    Mais voilà, j’avais besoin de l’aval d’une personne compétente dans ce domaine : fin janvier, à présent installée à Salon, j’ai pensé à Muriel Larrouy, ma directrice de mémoire du DHEPS et surtout docteure en sociologie. J’étais sure qu’elle serait la mieux placée pour m’encourager ou pas dans cette aventure. Son retour très positif, me conforta pour continuer dans cette voie, elle me conseilla des lectures.

    Voilà, le processus était enclenché !

    De février à mai 2019, j’ai mené de front, à la fois des lectures principalement de base sociologique traitant du handicap et du changement de vie, point de départ de ma réflexion, et à la fois des rédactions d’extraits. J’ai réalisé la trame de mon parcours, un fil conducteur reprenant les étapes essentielles, et j’ai créé un dossier sur mon ordinateur.

    Il me fallait un titre percutant : j’ai sollicité mon entourage pour avoir leur avis.

    Puis, j’ai vite compris que, pour me faire connaître, il fallait me tourner vers les réseaux sociaux comme Facebook tout d’abord, Twitter et Instagram et me créer un support qui me servirait à publier régulièrement des extraits. C’est Cathy D., une amie infographiste, qui a joué la webmaster en créant un blog. Elle est aussi à la création du titre. En mars, j’ai acheté le nom de domaine « égographie ».

    La mise en ligne du blog a été faite le 25 juin, j’ai créé un planning de diffusion (une publication tous les quatre jours environ) : mon premier billet parut le 8 juillet. J’ai créé une newsletter que j’envoie une fois par mois. C’est un rythme important pour tenir les abonnés en haleine, solliciter leur envie d’être curieux. Puis, j’ai tenu à jour mes statistiques pour évaluer la fréquentation.

    Dès le mois de mai, le livre prenait forme avec la rédaction de l’introduction et de la première partie.

    A partir de là, j’avais besoin d’une relecture : au hasard de mes rencontres (si hasard, il y a), j’ai soumis le texte version papier à quatre amies, Catherine B., Marie J., Florence H. et Marie-Christine D., puis les allers et retour avec Muriel LARROUY m’ont permis d’approfondir la réflexion : j’ai corrigé, j’ai reconstruit des paragraphes en m’appuyant toujours sur mes acquisitions au cours des lectures.

    Après la diffusion d’un article sur le site de « We Are Patients », le 24 août, ce fut l’effet « boule de neige » : de partage en partage, mon blog prit son envol ! De même le 3 décembre, « Tous ergo » me sollicita pour témoigner dans un article.

    J’ai poursuivi l’écriture de la deuxième et de la troisième partie puis, dans la logique de mon parcours, avant de rédiger l’épilogue, j’ai découvert que je pouvais créer une quatrième partie.

    Fin mars, Muriel me suggéra l’envoi de mon écrit à d’autres sociologues, Charles Gardou et Cyril Desjeux : avoir une analyse « nouvelle » validerait mes choix et la qualité de mon travail.

    Les retours étaient très positifs mais m’encourageaient à « muscler » l’ensemble, notamment en lisant d’autres auteurs. Le travail n’était pas encore abouti et je ne devais pas baisser les bras.

    Le confinement, imposé par la pandémie du Coronavirus du 15 mars au 11 mai, fut favorable à ce recentrement sur moi et cette réflexion plus approfondie.

    Fin mai, Muriel me rédigea sa préface et je pus enfin assembler chaque partie comme un grand puzzle qui prenait forme : les parties s’imbriquaient les unes aux autres pour créer un ensemble cohérent et MON histoire se concrétisait.

    L’impression définitive du document le 3 juin 2020 était bien la preuve de l’aboutissement de mon projet.

    Aujourd’hui, je suis prête à envoyer mon livre aux éditeurs que j’ai pris soin de sélectionner dans le courant du moi de mai : la ligne éditoriale d’une dizaine de maisons d’éditions correspond à ce genre de témoignages. Là encore, il faudra faire preuve de patience pour obtenir une réponse entre 2 et 6 mois !

    Mon souhait est d’en voir la parution en octobre 2020 : la chance m’apportera t-elle de bonnes nouvelles bientôt ? Durant quinze mois, j’ai mis tout en œuvre pour accomplir ce travail d’écriture et j’en suis pleinement satisfaite mais, à cette étape, je ne suis plus maître de mon destin, comme nous ne maîtrisons pas non plus le devenir d’un bébé qui vient de naître.

    Je remercie toutes les personnes qui ont contribué à l’élaboration de « 20 ans après », les publications dans les réseaux continuent bien sur et je vous tiendrai au courant de la suite de l’aventure.  

    Img 22

  • Une organisation pesante.

    • Le 28/05/2020

    Le planning des intervenantes élaboré avec l’organisme gestionnaire était défini en fonction d’une logique et du rythme familial : les besoins étaient évalués, pris en charge et les temps de travail impartis. Il était fait à l’avance avec le nombre de rotations des intervenantes à prévoir sur 24 heures.

    Cette lourde organisation ne pouvait exister sans gestion, planification et anticipation.

    La présence continue des aidantes me paraissait parfois « trop » importante, voire insupportable : j’avais besoin de calme, de silence, de me « retrouver », d’être seule avec mes filles.

    Le planning était assuré par l’emploi de trois ou quatre aidantes se succédant dans la journée. La multiplication de ces interventions n’était pas facile à gérer : m’adapter à chacune d’elles à chaque fois avec plus ou moins d’affinités, expliquer et réexpliquer les choses à l’une ou à l’autre me demandait beaucoup d’efforts.

    Eve Gardien pense que « C’est jusque dans les moindres détails d’une vie quotidienne, de ce qui semble une banalité au professionnel parce que devenu routine à ses yeux, que se façonnent ces gestes essentiels à la vie quotidienne de la personne dépendante, et que peut se perdre la maîtrise sur le domicile comme sur la vie personnelle ».

    Tierce personne dommage corporel

  • La notion d’assistance.

    Si mon état de dépendance pour certains actes exigeait l’aide d’autrui, ce qui paraissait normal, je ne pouvais pas dire que la tierce personne était à mon service, de même que je me devais de reconnaître son aide comme précieuse et bienveillante.

    Xavier Bouton dit qu’« Avant de penser en termes de capacité, accompagner une personne handicapée dans le parcours de soins consiste à instaurer un mode relationnel moral dans lequel le patient tétraplégique n’apparaît ni comme profitant abusivement de la disponibilité de ceux qui l’entourent, ni comme un être à qui l’entourage s’impose du fait de sa condition[1]».

    Tout en respectant ces règles de base, je me devais pourtant d’être l’actrice de la situation, celle qui décide ou qui contrôle les agissements de mes aidantes.

     

     

     

    [1] Xavier BOUTON, Corps diminué et reconstruction collective, Editions PUG novembre 2008

    Etre a ses cotes

  • La gestion des aides à domicile.

    La prospection d’un organisme pour l’intervention des aidants avait été faite par l’assistante sociale de Propara de façon à bien préparer mon retour à domicile. J’avais fait appel à leurs services lors de mes week-ends mais, à présent, l’organisation devenait plus complexe.
    Elle entraînait deux enjeux importants :
    -    Apporter une réponse personnalisée, adaptée et sécurisée en termes d’aide humaine : je devais choisir les intervenantes qui me convenaient et déterminer les tâches à effectuer en fonction de mes besoins.
    -    Organiser le planning de roulement en fonction de mes habitudes de vie et de mes attentes.
    Or, ces interventions ne se résumaient pas seulement à définir de façon pragmatique ces enjeux, elles entraînaient des conséquences sur la notion d’assistance, ma liberté d’action, le respect de mon intimité. Comment devenir employeur d’aidants familiaux ? Quelles relations humaines se développaient alors ?
     

    Unnamed

  • Séverine.

    Je n’étais pas en mesure de réaliser tous les actes matériels ou physiques et Séverine, la jeune fille choisie par mon ex mari en mon absence, suivait le rythme des semaines et était présente pour les accompagner à l’école, faire à manger, aider à la douche ou à l’habillage. Mes parents étaient toujours en activité professionnelle en Bourgogne et ne descendaient qu’aux vacances scolaires. Même si la présence de Séverine était nécessaire voire indispensable, elle m’était imposée car non choisie : l’interaction entre nos deux personnalités et fonctions respectives demandaient une accoutumance et des affinités.

     

    1998 pinchi

  • La vie de famille.

    Pour les activités physiques, j’étais plus spectatrice de leurs exploits et de leur vitalité mais le plaisir en était tout aussi intense : lorsqu’elles faisaient du roller par exemple ou lorsque j’ai fait construire une piscine derrière la maison en 2002. C’était l’été des plongeons et des invitations des copines. La terrasse nous permettait d’organiser des goûters et des anniversaires, d’inviter des amis et la famille de passage à partager un barbecue.

    Les occasions de partir loin en vacances demandaient trop de logistique et je préférais des sorties à la journée (sur l’île du Frioul au large de Marseille, aux Saintes Maries de la mer ou au pont du Gard, au festival de Cannes) avec ou sans de la famille de passage.  Nous profitions simplement de la mer, d’un pique-nique et d’une visite touristique.

    2000 petanque 2 12001 1 carry

Date de dernière mise à jour : 21/05/2019